
Achille Mbembe ha scritto recentemente: “Nous entrons dans une période sombre de l’histoire générale de l’humanité. Partout dans le monde, y compris dans les vieux pays d’Occident, on assiste au recul et à l’évidement de la démocratie, à l’émasculation des institutions multilatérales et à la destruction des formes de solidarité internationale. C’est le temps de la force et de la puissance réduites à leur plus simple expression, c’est-à-dire la capacité d’accaparement. C’est l’esprit du temps. Cette période risque de se traduire, en Afrique, par un formidable saccage des richesses naturelles et la destruction de quantités de vies humaines, comme on le voit aujourd’hui au Soudan, dans l’est de la RDC ou dans le couloir sahélien, où les massacres durent depuis des années. C’est une raison de plus pour soutenir les sociétés civiles, la montée en compétence des acteurs d’une citoyenneté élargie et les inventeurs d’autres modalités de vie en commun depuis les territoires. C’est pour cela qu’il est important de s’engager et de créer de nouvelles coalitions sociales avec les femmes, les jeunes, les intellectuels, les activistes. Voilà la grande lutte des idées en cours en Afrique. Elle oppose les souverainistes, qui croient en la force de la force, et les coalitions sociales, qui aspirent à une démocratie substantive sur le continent en pariant non sur la brutalité mais sur l’intelligence collective des Africains”.
Liberare la parola:

Abbiamo incontrato esponenti del femminismo contemporaneo senegalese, con uno sguardo orientato a cogliere l’articolazione delle rivendicazioni femministe nel campo di tensione tra norme religiose islamiche, strutture familiari e influenze globali. Lungi dall’aderire a modelli universalisti, le femministe senegalesi sviluppano strategie negoziali che mirano a riformulare i rapporti di genere dall’interno del contesto socio-culturale, valorizzando al contempo dimensioni relazionali quali la famiglia e la comunità. In questo quadro, il femminismo emerge come pratica situata, capace di coniugare istanze di giustizia sociale, diritti legali e riconoscimento economico.
Parallelamente, il tema dell’omosessualità rivela le ambivalenze del contesto senegalese: criminalizzata a livello giuridico e stigmatizzata socialmente, essa costituisce tuttavia un ambito in cui da una parte si intrecciano eredità coloniali, politiche contemporanee e pratiche quotidiane di negoziazione dell’identità, dall’altra viene giudicata come elemento della diffusione dei “costumi occidentali”, ritenuti estranei al contesto africano. Le posizioni femministe su tali questioni risultano eterogenee, oscillando tra aperture intersezionali e forme di cautela o distanza.